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Simon Ammann: «Je reste mordu»

Cette année, l’Agence générale d’Helvetia à Winterthour a accueilli un invité exceptionnel: Simon Ammann, qui a répondu aux questions de Cyril Grin, responsable du sponsoring sportif chez Helvetia, dans le cadre d’une rencontre.

24 juin 2016, texte et photos: Katrin Meier

On doit la visite de Simon Ammann à Winterthour à la tenacité d’Helmut Kunz. L’Agent Général d’Helvetia à Winterthour est un admirateur de longue date de «Simi» qui est selon lui le meilleur sauteur à ski de tous les temps. «Déjà lors de la planification annuelle avec les responsables du sponsoring, j’ai dit: «je veux Simi!». Lorsque cette demande a été acceptée, toute l’équipe a hurlé de joie. «Nous attendions tous cette soirée avec impatience.»

Les quelque 100 clients que les conseillers clients de l’Agence générale Helvetia de Winterthour et de l’Agence principale de Schaffhouse ont pu inviter ont été vite trouvés. À son arrivée, Simon Ammann a effectué un pas de télémark – un de ses signes distinctifs au cours de la dernière saison.

Cyril Grin: Simon, l’hiver dernier j’ai lu une citation de toi dans la presse: «Pendant 17 ans, j’ai atterri sur la mauvaise jambe.» Tu souhaites aujourd’hui dans l’épreuve de télémark de nouveau mettre ta jambe droite, la plus forte, en avant. Pourquoi?

Simon Ammann: Jusqu’en 1998, j’ai toujours atterri sur la jambe droite. Après une chute en patins à roulettes en ligne, j’ai eu une rupture des ligaments intérieurs. J’ai ensuite dû changer de jambe et atterri sur la gauche et je n’ai plus jamais rechangé. Toutefois, un certain réflexe de mouvement d’atterrissage sur la jambe droite est toujours présent. Le but est à présent de recréer cet automatisme. Cela semble relativement difficile de vouloir réhabituer le corps à changer après tant d’années.

Parfois, nous, spectateurs, sommes un peu agacés: tu sautes extrêmement loin, et pourtant les notes de style sont très décevantes. Est-ce qu’un télémark totalement impeccable est si important?

C’est aussi une question de sécurité. J’ai aujourd’hui une famille et j’ai des responsabilités. On réfléchit à deux fois à ce que l’on peut optimiser en matière de sécurité. Mes plus grands succès sont généralement en saut en longueur. Le style était jusqu’ici critiquable. Mais aujourd’hui je ne peux plus revenir à la jambe gauche, je dois assumer ce changement.

Ceci étant, les lourdes chutes ne peuvent pas être totalement évitées. On se souvient de Bischofshofen ou de Planica. Est-ce que cela t’a fait considérer l’atterrissage différemment (avec une certaine crainte)?

Une certaine barrière est bien sûr là. Surtout pour les sauts en longueur allant très loin. Ma technique en l’air est toutefois très bonne. Il m’arrive de ralentir un peu le rythme en l’air car je reste tout simplement humble par rapport à l’atterrissage. Il m’est aussi arrivé de m’énerver d’avoir trop freiné alors que j’aurais pu voler jusqu’au bout. J’ai eu plusieurs sauts de ce type la saison dernière. Il est extrêmement difficile d’estimer si l’on réussira à faire un saut techniquement «propre» jusqu’au bout lorsque l’on est en l’air. Pour moi, c’est un grand champ de tension, sur le plan émotionnel aussi. Mais c’est aussi cela qui fait que le sport est vivant et je suis toujours aussi mordu!

En fait, la question que je voulais te poser: tu continues ou pas?

Ahh! Oui, bien sûr je continue!

Nous en sommes très heureux! Qu’est-ce qui t’a décidé à continuer? Est-ce le plaisir d’un nouvel atterrissage?

Et bien lorsque l’on a un aussi bon sponsor «de tête» qu’Helvetia… (rires). J’ai trouvé un bon équilibre et je prends toujours autant de plaisir à ce sport. De manière générale, je souhaite promouvoir la popularité du saut à ski en Suisse. C’est ce que nous avons déjà en partie réussi à faire avec Andreas Küttel. Le Japonais Noriaki Kasai a 43 ans, à savoir presque dix ans de plus que moi, et m’a largement dépassé lors de la saison dernière!

Tu as maintenant 35 ans. En vieillissant, au niveau des entraînements, tu te focalises plutôt sur la qualité, ou sur la quantité?

Sans hésiter, sur la qualité. Je me concentre beaucoup sur mon entraînement mental, pour renforcer mon corps en me servant de mon esprit. Mon travail mental consiste à trouver comment profiter de mes points forts - l’impulsion et le vol - tout en restant suffisamment détendu pour voler jusqu’à l’atterrissage.

On dit aussi du saut à ski que c’est un sport psychique. Quelle est la part de mental?

Dans une compétition, tout tourne autour de la concentration pour cette seule et unique journée, pour ces trois sauts. Trouver son équilibre psychologique est un défi de taille. Je tente de rester calme jusqu’au début des épreuves. D’un autre côté, j’ai aussi besoin d’avoir un peu le trac avant le signal du départ. Chaque fois que j’ai eu de bon résultats, j’avais un pouls de 160 à 180, cinq minutes avant le saut. J’ai besoin de cela, de la mobilisation de tout mon corps, pouvoir mobiliser le maximum de mes forces pour ce court instant du saut.

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