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D’un point de vue juridique, des contrats sont conclus partout où des marchandises et des services sont vendus. Pour éviter de devoir négocier chaque contrat dans les moindres détails, on recourt généralement à des CG (conditions générales). Les CG – également appelées en Suisse «les petits caractères» – sont le plus souvent rédigées par le prestataire.
Les CG simplifient les contrats de vente et d’achat de biens et de services. L’utilisation des CG permet de standardiser de nombreux contrats lors de leur conclusion et de leur exécution. Etant donné que les CG régissent les mêmes conditions pour un grand nombre de contrats similaires, elles sont surtout (mais pas uniquement) utilisées dans les transactions de masse. Il n’existe toutefois aucune obligation légale d’utiliser des CG dans la routine d’une entreprise.
Les CG doivent contenir toutes les étapes d’un processus de vente susceptibles d’être réglées de manière juridiquement pertinente. Vous devez donc envisager l’ensemble du processus de vente. Il faut notamment tenir compte des points suivants:
Contrairement à d’autres pays, en Suisse, les conditions générales ne sont régies par la loi que de manière rudimentaire. On ne trouve une disposition que dans la loi fédérale contre la concurrence déloyale (LCD). Les dispositions du Code des obligations suisse (CO) sont par ailleurs applicables.
Vous devez tenir compte des trois dispositions suivantes du CO dans vos CG:
La loi contre la concurrence déloyale (LCD) contient un seul passage à prendre en compte lors de la formulation des CG. L’article 8 interdit aux vendeurs de rédiger les CG de telle sorte qu’elles ne servent que leurs propres intérêts et désavantagent les clients de manière significative et injustifiée. Le LCD ne donne toutefois aucune indication en termes de répercussions concrètes sur les CG. Les dispositions de l’UE peuvent aussi être consultées à titre indicatif. Le Secrétariat d’État à l’économie, SECO, a publié une liste à ce sujet.
💡 Bon à savoir
L’article 8 de la LCD s’applique uniquement aux transactions avec les consommateurs, non aux transactions avec des clients professionnels.
Pour qu’elles entrent en vigueur, tant le fournisseur que le client doivent accepter les CG. En tant que fournisseur, vous devez en informer expressément votre clientèle. Au format analogique, cela signifie que vous envoyez les CG à vos clients par la poste, que vous les imprimez au dos du contrat ou que vous les leur remettez physiquement. Si la vente est effectuée de manière numérique, vous devez rendre les CG facilement et directement accessibles aux utilisateurs. Les CG doivent en outre être complètes, faciles à lire et à comprendre. Vous devez donc impérativement éviter le jargon juridique.
Les fournisseurs sont tenus de faire référence aux CG avant la conclusion du contrat. En magasin, cela peut se faire par l’affichage des CG. Pour les boutiques en ligne et autres boutiques numériques, il est aujourd’hui courant de faire cocher une case de type «J’ai lu et accepté les CG». Cette option est souvent aussi assortie d’un lien vers les CG, ce qui les rends facilement accessibles. Cocher la case doit être une étape obligatoire: sans coche, aucune conclusion de contrat ne peut être réalisée.
Lorsqu’on rédige des conditions générales pour la première fois, on peut choisir entre différentes options: