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Vendre une propriété demande beaucoup de travail. Appel d’offres, traitement de l’achat, solution connexe… le programme est chargé. Pensez à tout grâce à notre check-list et à nos conseils.
En cas de vente immobilière, la première question à se poser est le recours ou non à un· courtier·ère. Une vente immobilière impliquant beaucoup de travail et exigeant un certain savoir-faire, beaucoup optent pour le soutien d’un·e spécialiste. Cela permet non seulement un gain de temps et d’efforts, mais évite aussi bien des énervements. Connaissant le marché et sachant négocier, la ou le professionnel·le vend l’objet à un prix conforme au marché. Or, cela coûte et les contrats forfaitaires vous mettent aux dépens de la qualité de l’agent immobilier. Et si tout cela n’était que du vent? Avec une vente immobilière privée, vous contrôler entièrement la situation, vous ne payez pas de commission et agissez en toute responsabilité. En contrepartie, vous devez fournir un effort important et êtes impliqué·e sur le plan émotionnel, ce qui peut se répercuter sur le processus de vente.
Avant de pouvoir mettre votre bien immobilier sur le marché, vous devez procéder à sa préparation complète. Pour cela, vous avez besoin de tous les documents tels que l’extrait actuel du registre foncier, la police d’assurance du bâtiment, les plans de sol, un plan cadastral et les relevés des rénovations et des investissements. Pour les biens loués, vous devez encore ajouter les contrats de location. Et si vous disposez d’un certificat énergétique, n’hésitez pas à le mettre à disposition.
Bien entendu, une présentation appropriée de votre bien immobilier, assortie de photos et de données, fait également partie de son portefeuille. Pour ce faire, dressez une liste transparente du plus grand nombre possible de faits objectifs, afin de réduire les demandes de précisions inutiles. Il peut par exemple s’agir d’informations sur l’emplacement et l’accessibilité en voiture et en transports publics. Abordez également la proximité des écoles, des commerces et des possibilités de loisirs. Une liste de tous les investissements fait bonne impression et la franchise sur les rénovations nécessaires inspire confiance.
De manière générale, les rénovations augmentent la valeur d’un bien immobilier. Nous vous conseillons donc de remettre votre objet en état au préalable. Ce sont principalement de petits travaux d’assainissement, tels que la peinture des murs ou les travaux de jardinage. Vous ne devriez envisager des travaux plus importants que si votre bien immobilier ne peut pas être vendu autrement et si l’investissement est réellement rentable. En règle générale, les acheteuses ou acheteurs souhaitent aménager le bien immobilier à leur goût et selon leurs besoins individuels.
Pour pouvoir définir un prix de vente raisonnable, il vous faut recourir à un·e spécialiste de l’évaluation. Elle ou il estime la valeur de votre bien de manière réaliste, ce qui vous permet d’élaborer une stratégie de vente appropriée. C’est en règle générale la méthode hédoniste qui est utilisée. Celle-ci calcule la valeur des biens immobiliers sur la base d’objets comparables en tenant compte de leurs prix de vente obtenus et de paramètres tels que la taille, l’état, la situation et le standard d’aménagement.
Les acheteuses et acheteurs potentiels se bousculent partout. Pour augmenter les chances d’une vente rapide et réussie, n’hésitez pas à diversifier les canaux de diffusion. Annoncez votre bien sur tous les portails importants comme Homegate, Immoscout24 ou Comparis, ainsi que d’autres canaux de diffusion, tels que les journaux, les médias sociaux ou le bouche-à-oreille. En outre, la pancarte de vente classique donnant sur la rue fait toujours ses preuves.
Les visites de maisons pour des acheteuses ou acheteurs potentiels doivent être bien coordonnées et préparées. Réfléchissez à l’avance aux réponses aux questions les plus importantes de la part des personnes intéressées. Vous évitez ainsi les incertitudes, réduisez les questions inutiles et présentez votre objet sous son meilleur jour. Et bien sûr, nettoyez et rangez soigneusement votre bien immobilier avant les visites, pour faire la meilleure impression possible.
Lorsque vous avez trouvé acheteur, la vente est passée en force dans le cadre d’un contrat immobilier. Un·e notaire, en tant que tiers neutre, rédige et vous remet, à vous et à l’autre partie, un contrat notarié à signer. Une fois que les deux parties ont signé, la ou le notaire procède à la transcription du bien immobilier au registre foncier. La vente immobilière est conclue au moment de la remise de tous les documents à l’acheteuse ou acheteur.
En principe, il existe trois possibilités pour l’hypothèque existante: vous transférez l’hypothèque sur un nouveau bien immobilier, vous la remboursez ou l’acquéreuse ou l’acquéreur la reprend. Pour pouvoir lever une hypothèque existante, votre banque a besoin d’une promesse de paiement irrévocable de la banque de l’acheteuse ou de l’acheteur comme garantie de paiement. De même, la banque demande votre lettre de résiliation et l’information du destinataire des cédules hypothécaires.
Une vente immobilière apporte de nouveaux fonds. Ses possibilités d’utilisation sont nombreuses – pour un nouvel achat immobilier, comme placement, investissement, donation ou pour la prévoyance. Pour trouver une solution optimale, vous devriez en parler suffisamment tôt avec votre banque ou votre assurance.
Avec la vente de votre bien immobilier, le revenu imposable diminue certes en raison de la suppression de la valeur locative, mais l’impôt sur la fortune augmente en général suite à l’accroissement de la fortune. Par ailleurs, vous serez confronté·e à de nouvelles taxes: lorsqu’un bien immobilier change de propriétaire, tous les cantons suisses prélèvent des émoluments du registre foncier. Dans de nombreux endroits, des droits de mutation viennent s’y ajouter, généralement partagés entre l’acheteuse ou l’acheteur et la vendeuse ou le vendeur. Un impôt sur les gains immobiliers est également prélevé. Il se calcule en fonction de la différence entre le prix de vente de votre bien et son coût d’acquisition. Les investissements à valeur ajoutée ainsi que les dépenses liées à la vente peuvent être pris en compte.